Et oui, c’est le premier, j'avais envie de vous en parler!
Peut-être avez vous entendu parler de ce livre paru récemment et qui a fait parler de lui en bien, en très bien même : L’apocalypse de Jonathan. Ce premier roman d’un jeune auteur de 26 ans, Samuel Dock, ravira les amoureux de la littérature tant par les sujets universels qu’il aborde, que par l’écriture ciselée qui leur donne forme.  

Mais pourquoi ce livre dans un blog écolo ?

L’apocalypse de Jonathan traite de l’apocalypse et donc (entre autre) de la terre, et surtout du lien qui relie les hommes à cette nature dont ils ont un besoin vital. Il est question dans ce roman déroutant du paradoxe existant entre notre désir de vivre sans se préoccuper de l’environnement, dans une course effrénée à la consommation et la nature qui, elle, nécessite le respect. Jonathan se heurte à l’idée que les générations futures n’auront pas la chance de rencontrer certaines espèces, que l’éloignement progressif des espaces verts est en marche, que la fin du pétrole est imminente, que la pollution engendrée est déjà irréversible… Les sujets abordés sont essentiels, actuels, réels et méritent qu’on y réfléchisse. J’ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur parle de l’emprise des générations précédentes sur nous, mais aussi sur notre planète, de la dette psychique mais aussi environnementale qu’on nous a transmis.
Sans la nature nous ne sommes rien et Jonathan est l’illustration de l’homme conscient.

 

Allez, un petit extrait exclusif (avec l’autorisation de l’auteur) pour illustrer mon propos !

 

« Il leur manquera des éléments pour saisir comme la vie est bien faite, comme chaque chose a une raison d’être, dépouillés qu’ils seront bien avant de naître. Nous barbouillons la terre de nos empreintes de doigts en nous la confiant. Nous salissons par paresse, parce qu’on déteste son prochain comme soi-même, on hausse les épaules. Après tout notre propre monde nous a été livré impur, pourquoi donc un autre serait dispensé des peines auxquelles nous-mêmes étions contraints ? Ne serait-ce pas injuste envers nous-mêmes ? L’injustice est aujourd’hui spatio-temporelle et fièrement inconsciente, on néglige le cowboy et l’indien, on transgresse le nourrisson. Nous pouvons être orduriers, avoir l’éthique vengeresse, nous sommes bien habillés et il fait chaud encore, ce n’est pas demain que le monde va s’effondrer. »

 

Pour aller plus loin : www.samuel-dock.com

samuel dock